Yves Joly marketingformation

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Le syndrome de l'imposteur ou de l'autodidacte

Qu'est-ce que le syndrome de l'imposteur ou de l'autodidacte ?

Dans notre société basée sur la productivité et la haute compétition, de nombreuses personnes ont l'impression d'être surestimées par leurs collègues, collaborateurs, amis et leur famille, d'être moins intelligentes que les autres, de ne pas mériter leur réussite et, en finalité, de croire simplement que leur situation actuelle n'est due qu'à la chance, le hasard, les relations ou même qu'elle est le fruit d'une erreur.

Les symptômes

La crainte d'être démasqué(e) pousse l'imposteur à mettre en place des stratégies de défense qui sont susceptibles de nuire à sa propre santé, notamment :

  • Ne pas s'attribuer ses propres succès (c'est la chance, le hasard, les autres, etc.).
  • La peur de ne pas être à la hauteur des attentes extérieures, même si elles concernent un domaine connu et où vous êtes à l'aise et que vous avez eu des succès dans le passé.
  • La peur de demander de l'aide lorsque vous avez des problèmes, par crainte que les autres ne vous jugent « pas à la hauteur ».
  • La difficulté à accepter les compliments au sujet de vos compétences et de vos succès.
  • L'investissement d'une trop grande quantité d'énergie pour accomplir les tâches.
  • Un temps de travail trop important par rapport à la tâche demandée.
  • Le perfectionnisme, comme le fait d'avoir besoin de tout vérifier plusieurs fois, pour éviter toutes les erreurs et pour que tout soit parfait.
  • Le besoin d'être préparé(e) à toutes les éventualités et à trop travailler, pour éviter tout imprévu.
  • La préparation à l'échec, avec une motivation retenue et un investissement volontairement freiné.
  • La difficulté à accepter une critique constructive, au point de se tourmenter pendant des heures ou des jours.
  • Ne pas considérer que ce qu'y a été fait est suffisant.

Comment identifier ce trouble

Il arrive à beaucoup de monde de se mettre à douter à propos d'une idée ou d'un projet nouveau. Et c'est normal, parfois, de douter.

La différence entre un doute « normal » et le syndrome de l'imposteur se trouve dans la durée du doute qui va s'estomper rapidement dans le premier cas, dès les premières avancées positives, alors qu'il va perdurer longtemps, voire grandir, en raison de la peur de se faire démasquer, dans le cas du syndrome de l'imposteur.

Face à un succès mérité, les réactions habituelles sont la fierté, la satisfaction personnelle, un sentiment de compétence, alors que des réactions comme une grande humilité, une forte modestie, de la gêne d'être reconnu(e) peuvent faire penser au syndrome de l'imposteur.

Le cycle vicieux du syndrome de l'imposteur

Comment s'en libérer ?

Il existe plusieurs moyens de se débarrasser du syndrome de l'imposteur, certains plus rapides que d'autres :

  • 1.Recadrage positif et systématique, en changeant chaque pensée négative en une version positive
  • 2.Focalisation sur vos forces
  • 3.Fixation d'objectifs précis, pour générer de la motivation.
  • 4.Commencez une nouvelle activité par une relaxation orientée, plutôt qu'une préparation extrême ou de la procrastination.
  • 5.Apprenez à accepter vos succès.
  • 7.Etc.
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Leader ou manager (la suite)
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